Synopsis

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Entendre le son de l’océan dans l’Himalaya... Ce désir improbable mène une cinéaste et ses trois filles à Gyuto, un monastère bouddhiste tibétain haut perché qui résonne jour et nuit au son sacré des chants de méditation tantrique, “qui sonnent comme les vagues dans l’océan”.

Promenant librement leur curiosité, elles découvrent la vie quotidienne des 400 moines qui y vivent. Au fil des jours, le dialogue s’installe et la complicité grandit.

De cette immersion intime émerge un film qui se déploie comme une vague visuelle et sonore. La réalité bouddhiste se révèle de manière inédite, dans la spontanéité des questions et dans la sensibilité des perceptions à hauteur d’enfant, sans prosélytisme.

Bande-Annonce

–Gyuto –
Un documentaire de Filipa Cardoso.

Au 14ème siècle, en méditant longuement sur le bien et le mal, notre grand maître Lama Tsongkhapa a atteint un haut degré de connaissance. Différents protecteurs du dharma, comme Mahakala, divinité protectrice de Gyuto, l’ont accompagné durant sa longue méditation. Le son des protecteurs du dharma ressemble parfois à une montagne qui craque, parfois au son des vagues dans l’océan. Tsongkhapa a entendu ces sons et ils sont devenus la base sacrée de son enseignement.

Ici à Gyuto, notre tradition sonne comme les vagues de l’océan.

– Tenzin Gungnay, 125ème abbé du monastère de Gyuto, lors d’une interview pour le film.

L'intention

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Philippe Cornu, spécialiste reconnu du bouddhisme tibétain nous dit : Dans le monde d’aujourd’hui, les idées d’apprentissage, de lente maturation et de transformation sont devenues inaudibles. Persuadés que nous manquons de temps, nous vivons désormais par procuration en nous identifiant à des existences rêvées, pressés de réaliser sur-le-champ nos désirs. Avec ce film, j’ai eu envie de ralentir ce temps, le temps d’une expérience en immersion totale à Gyuto, où les moines semblent se “hâter lentement”. Envie d’observer à la source leur mode de vie très particulier, entre tradition et modernité : le monastère est aussi une grande université, au développement intellectuel rigoureux, et ils y vivent une spiritualité en phase avec la marche du monde.

C’est au niveau de l’être que j’espère atteindre les spectateurs.

Je me permets de m’y égarer, je ne résiste pas, par distraction autant que par curiosité, à m’embarquer dans cette marée rouge d’hommes. Les êtres, les objets de rencontre font librement irruption sur ma route. Route qui est d’abord celle d’une flâneuse. La flânerie n’est pas n’importe quelle forme de paresse ou d’errance, elle est à la fois insouciance et attention, dérive, abandon et éveil. Ma démarche obéit à ce type d’approche et requiert la même vision. Les instants de halte s’ouvrent à la sollicitation momentanée d’un récit ou d’un conte. Rien de plus que la saisie éphémère d’un instant, le désir de retenir ce qui fuit, de manifester mon assentiment à tout ce qui survient, à ce qui tout bonnement est.

Femme cinéaste circulant dans ce monde masculin, je n’ai à aucun moment éprouvé de gêne ou de trouble, comme si la question du genre ne se posait pas dans ce lieu, parce qu’on y vit au niveau de l’être. Et c’est au niveau de l’être que j’espère atteindre les spectateurs.

Contact

Production

koan Production
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